« J’ai peur de laisser tomber mon bébé sur le sol », « parfois lorsque je suis sur mon balcon et que regarde en bas, j’ai peur de me jeter », « j’ai peur d’étouffer mon enfant pour qu’il arrête
de pleurer ». Telles sont les pensées agressives et intrusives illustrant ce que l’on nomme les phobies d’impulsion. Il s’agit d’un trouble anxieux où la personne craint de
perdre le contrôle d’elle-même et de commettre un acte violent ou dangereux. Extrêmement perturbante, cette phobie peut être envahissante et affecter la qualité de vie.
La présence de ces pensées indésirables réveille l’angoisse et la crainte d’un passage à l’acte. Cette peur intense et persistante de commettre un acte violent ou dangereux, comme pousser
quelqu'un sous le métro, faire du mal à son enfant ou poignarder quelqu'un avec un couteau peut être exacerbée par des sentiments de culpabilité ou de honte, conduisant à adopter des
comportements d'évitement ou des rituels compulsifs pour tenter de maîtriser leur anxiété. Cette anxiété élevée peut s’accompagner de symptômes physiques tels que des palpitations, des sueurs,
des tremblements et des sensations d'étouffement. Outre les comportements d’évitements, des mesures de vérifications peuvent être adoptées afin de se rassurer, comme vérifier plusieurs fois que
les portes sont verrouillées ou s'assurer qu'il n'y a pas d'objets tranchants à portée de main. Par ces mécanismes de défenses, le sujet essaie de gérer ses peurs en les transformant en pensées
ou actions contrôlables, même si elles sont irrationnelles.
Ces pensées en contraction avec les valeurs fondamentales et les intentions réelles du sujet qui les éprouve ont pour origine des conflits inconscients et des expériences passées refoulées. La
phobie d’impulsion est une manifestation de la pulsion agressive ou de désirs inconscients qui s’expriment de façon détournée. Elles sont déclenchées par des éléments qui
éveillent des souvenirs ou des émotions enfouies. Des expériences traumatisantes ou des complexes non résolus, comme le complexe d'Œdipe, peuvent contribuer au développement de la phobie
d'impulsion.
Par exemple, les mères, après un accouchement, peuvent avoir des pensées agressives envers leur enfant, s’imaginer un geste violent. Ces pensées, occasionnant des angoisses profondes et un
sentiment de responsabilité écrasant, restent dans le domaine imaginaire et en cela elles se différencient d’un passage à l’acte.
La psychothérapie vise à explorer les expériences passées, des traumatismes ou des désirs refoulés. La libre association de ses pensées ou de ses rêves, sans censure, permet de
remonter aux sources de l’angoisse et d’en comprendre les mécanismes sous-jacents et leur signification symbolique. Le sujet est invité à dire ces pensées agressives, lesquelles masquent sa haine
et une faible estime de soi, afin qu’elles se modifient. La psychanalyse propose de traiter la cause profonde de la phobie plutôt que d’en masquer les symptômes.
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